Un chroniqueur de TBT9 soupçonne Yann Barthès et Raphaël Glucksmann de complicité après une interview diffusée dans Quotidien.
En bref
“La campagne présidentielle n’a pas officiellement commencé… Voici Raphaël Glucksmann”. Ce sont en ces termes que Yann Barthès a introduit sur le plateau de Quotidien l’eurodéputé qui brigue l’Élysée. La séquence diffusée mercredi dernier aurait pu passer sous les radars. Sauf que. Alors que son invité s’asseyait à sa table, l’animateur s’est adressé à lui directement par son prénom : “Bonsoir Raphaël, bienvenue”.
Cette familiarité inhabituelle a été longuement débattue par Cyril Hanouna et ses chroniqueurs dans TBT9 le lendemain. “Ça ne me dérange pas tant que ça”, a confié l’animateur, estimant qu’il ferait de même s’il recevait des personnalités avec qui il discute souvent au téléphone, à l’instar de Gérald Darmanin, Jordan Bardella ou encore Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen.
Quotidien : ce procès fait à Yann Barthès dans TBT9
Raymon Aabou n’a pas non plus été choqué par la familiarité avec laquelle Yann Barthès s’est adressé à Raphaël Glucksmann. Le chroniqueur a plutôt été interpellé par l’absence de pluralité parmi les invités politiques de Quotidien. “Ce qui me choque, ce ne sont que des gens de gauche ou des gens de Macron, a-t-il dénoncé. Je n’ai pas vu un mec de droite. Sans parler du Rassemblement National.”
Le ton est monté entre les chroniqueurs de TBT9 quand il a été fait mention d’Edouard Philippe, lui aussi reçu sur TMC. “Edouard Philippe n’est pas un homme de gauche“, a martelé Géraldine Maillet. Et Cyril Hanouna d’ajouter son grain de sel : “Edouard Philippe n’est plus à droite. Il est à droite comme moi, j’ai une moumoute”. Selon lui, l’ex-Premier ministre d’obédience macroniste serait “en voie de disparition”.
Quotidien : ces graves soupçons d’un chroniqueur de TBT9
La parole a ensuite été donnée à Gilles Verdez. S’il était aligné avec l’opinion de ses camarades sur Edouard Philippe, le chroniqueur a été gêné par l’accueil favorable réservé au mari de Léa Salamé dans Quotidien. “J’ai vraiment l’impression […] que Raphaël Glucksmann est le candidat officiel de Yann Barthès et de Quotidien“, a-t-il balancé en toute franchise.
Selon lui, cette séquence laisserait deviner le positionnement du talk-show sur l’échiquier politique pendant la campagne présidentielle à venir. “Je suis désolé, et j’en suis persuadé, a souligné Gilles Verdez. Peut-être que les faits me donneront tort, mais je demande à voir”. Et de conclure : “Complicité, connivence, mettez le mot que vous voulez. Mais on est entre potes“. De graves soupçons auxquels Yann Barthès n’a pas réagi à cette heure.