
C’est une étape de vie que Cendrine Dominguez a expérimentée bien trop tôt. En avril 2015, alors mariée depuis 28 ans au père de Léa (1987) et Léo (1990), ses deux enfants, elle perd l’homme qu’elle aime, emporté par un cancer des poumons. “Patrice va mourir, il n’en a plus pour très longtemps” lui a lancé le médecin.
Invitée de Télématin pour la publication de son livre Les 1ères fois sans toi aux éditions Fayard, Cendrine Dominguez était revenu sur le “cheminement douloureux” que représente toute la période du deuil, surtout dans les débuts : “Il faut longtemps pour arriver à mettre des mots sur le chagrin, sur le manque, et sur l’amour qui continue, qui s’additionne.”
Si Cendrine Dominguez a depuis refait sa vie (elle a épousé Jean-Christophe Kerdelhué), elle n’en oubliera pas moins jamais toutes les années qu’elle a passées aux côtés de Patrice Dominguez. Car avancer dans la vie ne veut pas dire tourner la page de l’amour qu’on a déjà connu. Il occupera toujours une place importante dans son coeur. Et si accepter de le voir partir a évidemment été douloureux, Cendrine Dominguez a mis toute sa peine de côté pour faire de ses adieux un “moment de vie exceptionnel.”
C’était un moment de vie ultime
Interviewée par le média Mesdames, Cendrine Dominguez est revenue sur les tous derniers instants de son regretté mari avec Ariane Massenet. Loin de vouloir céder au chagrin et à l’ambiance qui va avec, une grande fête a donc été organisée : “On a fait la fête, où on a réuni les amis. Il est mort entouré, on était une quarantaine sur le jardin de la Salpêtrière. C’était un moment de vie ultime. C’est la vie jusqu’à la dernière seconde.” Depuis qu’elle a traversé une telle épreuve, Cendrine Dominguez n’a qu’un seul conseil à donner : “Vivez-le comme un moment de vie. […] Pactise avec ce moment. Tu vas tomber, c’est sûr. Tu vas avoir du chagrin, c’est sûr, tu vas être en colère, c’est sûr. Vis complètement.”
Les étapes de ce deuil, Cendrine Dominguez les a vécues pleinement. Sûrement la raison pour laquelle elle est en phase avec elle-même et épanouie dans sa nouvelle vie d’aujourd’hui. Elle n’a pas manqué d’indiquer que d’après elle, la société était mal faite de ce point de vue là et que “refaire sa vie” n’est pas forcément un but en soi. Du moins pas l’un des objectifs premiers quand on vit un tel drame : “C’est ça que je regrette tellement dans cette société d’aujourd’hui. On te pousse dans l’extrême vie. On te dit ‘il faut refaire ta vie, vas-y avance de toute façon ça va passer’. Oui mais vis d’abord tout ce que tu as à vivre dans ce moment-là. Accepte de ne pas aller bien.”