Depuis plusieurs mois, Noémie s’impose comme l’un des personnages les plus fascinants de “Plus belle la vie, encore plus belle”. Derrière son apparence discrète se cache en effet une tueuse en série redoutablement efficace, capable de commettre des crimes sans jamais éveiller les soupçons.

La semaine prochaine, la jeune femme va pourtant ajouter une nouvelle victime à son tableau de chasse en tuant Gaëtan Lenoir, un pédocriminel qui avait réussi à échapper à la justice. Une intrigue qui relance une question que se posent de nombreux téléspectateurs : Noémie est-elle en train de devenir le “Dexter” du Mistral ?
Une tueuse guidée par son propre sens de la justice
Contrairement à Darius Kassian, qui prenait plaisir à tuer, Noémie semble suivre un code moral bien particulier. Jusqu’à présent, toutes ses victimes ont un point commun : elles ont échappé à la justice ou représentent, selon elle, un danger pour la société. Le meurtre de Gaëtan Lenoir s’inscrit parfaitement dans cette logique. Alors que le pédocriminel était parvenu être relâché par la police faute de preuve, Noémie a décidé de rendre sa propre justice.
Une philosophie qui n’est pas sans rappeler celle de Dexter Morgan, le célèbre héros de la série “Dexter”, qui ciblait lui aussi des criminels ayant échappé au système judiciaire.
“Elle ne tue jamais sans raison”
Interrogée par Orange TV, Eunice Van Hocke, l’interprète de Noémie, a d’ailleurs confirmé que son personnage n’agissait jamais de manière gratuite.
« Il y aura d’autres péripéties pour Noémie, ça c’est sûr. Est-ce que ça achève sa soif de tuerie ? Je ne sais pas, je ne pourrai pas en dire plus. Mais il y a toujours une raison. Je trouve qu’elle ne tue jamais sans raison. »
Pour la comédienne, la différence entre Noémie et Darius est même essentielle : « Elle ne va pas être comme Darius qui a une vraie pulsion morbide de mort et qui a un caractère jouissif à tuer et à mettre en scène. Certes, elle va mettre en scène, mais au départ l’intention c’est vraiment une pulsion de “ce n’est pas juste”. »
Une justicière ou une meurtrière ?
Cette quête obsessionnelle de justice semble être le moteur principal du personnage.
« Tous les morts, toutes les personnes qu’elle tue, il y a toujours ce caractère d’injustice : ils ne vont pas être découverts ou ils ne vont pas se faire arrêter, et donc ce n’est pas possible de les laisser en liberté. Pour elle, c’est intolérable, encore une fois », explique Eunice Van Hocke.
Mais cette justification suffit-elle à excuser ses actes ? C’est tout le paradoxe de Noémie. Car même si ses victimes sont loin d’être innocentes, elle continue de décider seule qui mérite ou non de vivre. Une frontière particulièrement floue qui rend le personnage aussi inquiétant qu’intriguant.
À mesure que les victimes s’accumulent, la frontière entre justicière autoproclamée et tueuse en série semble de plus en plus mince.
Noémie finira-t-elle par être démasquée ? Pour l’instant, la jeune femme continue de mener la police par le bout du nez. Personne ne soupçonne celle qui a pourtant déjà plusieurs morts sur la conscience.
Mais après le meurtre de Darius Kassian et celui de Gaëtan Lenoir, son secret pourra-t-il rester caché encore longtemps ? Chaque nouveau crime augmente le risque de commettre une erreur et de laisser un indice derrière elle.
Une chose est certaine : les scénaristes semblent loin d’en avoir terminé avec ce personnage devenu incontournable. Reste désormais à savoir si Noémie poursuivra sa croisade contre les criminels ou si ses actes finiront par la rattraper.
Le Dexter du Mistral est peut-être encore intouchable aujourd’hui, mais dans Plus belle la vie, encore plus belle, aucun secret ne reste enfoui éternellement.



