Il y a des reconversions que l’on n’avait franchement pas vues venir. Pendant plusieurs années, Laure-Alice Bouvier était surtout connue du grand public pour ses interventions télévisées. Avocate, docteure en droit et visage régulier de Touche pas à mon poste à l’époque sur C8, cette dernière avait aussi participé à Crimes et faits divers sur NRJ12 avant de commenter régulièrement l’actualité judiciaire sur CNews. Bref, son terrain de jeu, c’était autant les plateaux que les prétoires. Mais derrière cette image médiatique bien installée, une affaire judiciaire allait tout faire basculer. Aujourd’hui éloignée des studios comme du barreau, l’ancienne chroniqueuse a décidé de raconter ce qu’elle a vécu.
Laure-Alice Bouvier, de TPMP aux affaires judiciaires
Avant la tempête, Laure-Alice Bouvier avait construit une solide notoriété. Selon Télé Star, elle s’était notamment fait remarquer dans TPMP, aux côtés de Cyril Hanouna, avant de devenir une habituée des émissions consacrées aux faits divers.
Puis les ennuis professionnels ont commencé. Le Conseil de l’ordre du barreau de Paris l’avait suspendue dès 2024, une mesure reconduite en mars 2025. La jeune femme est depuis référencée comme “avocat non exerçant”.
Les données de Cassiopée au cœur du dossier
L’affaire tourne autour de Cassiopée, le fichier judiciaire utilisé par le ministère de la Justice et contenant des informations confidentielles sur les procédures pénales. Laure-Alice Bouvier a reconnu avoir obtenu puis recelé certaines de ces données, transmises notamment par des personnes ayant accès aux dossiers judiciaires, avant de les communiquer à des clients. Une partie des faits initialement évoqués dans l’enquête, notamment l’escroquerie et le travail dissimulé, n’a finalement pas été retenue.
Dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, elle a reconnu les faits. En décembre 2024, elle déclarait notamment : “J’ai manqué particulièrement de vigilance, je le reconnais“, selon les éléments rapportés par Le Parisien.
“On pense que je suis un escroc de haut vol”
Un an après sa condamnation, Laure-Alice Bouvier a accepté de revenir sur cette chute dans Le Parisien, entretien repris et détaillé par Closer ce dimanche 16 août 2026. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la page est difficile à tourner. Condamnée en août 2025 à 18 mois de prison avec sursis, elle a également écopé de trois ans d’interdiction d’exercer comme avocate, de trois ans d’interdiction d’occuper des fonctions juridictionnelles et de trois ans d’inéligibilité. L’ancienne avocate n’a pas fait appel.
Désormais loin des plateaux et peinant à retrouver un emploi, l’ex-chroniqueuse assure pourtant avoir agi sans intention malveillante. “Si j’avais su que je n’avais pas le droit…“, explique-t-elle, en plaidant sa bonne foi. C’est sans doute sa phrase la plus révélatrice : “Désormais, quand on tape mon nom sur Internet, on pense que je suis un escroc de haut vol”. Une réputation qu’elle tente aujourd’hui, tant bien que mal, de ne plus laisser raconter à sa place.
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