Dans une interview accordée à Gala ce lundi 17 août, Manon, candidate phare de la nouvelle saison de L’amour est dans le pré, s’est livrée avec une émotion rare. L’agricultrice est revenue sur la relation singulière et profondément touchante qu’elle entretient avec Laurence Lemarchal, la mère de Grégory Lemarchal.
À seulement 25 ans, Manon est la benjamine de la 21ᵉ saison de L’amour est dans le pré. Installée en Haute-Garonne où elle gère sa propre structure équestre de 25 chevaux, la jeune femme originaire de Haute-Savoie a trouvé dans sa passion pour l’équitation un refuge salvateur. Atteinte de mucoviscidose depuis l’enfance, elle a dû surmonter un pronostic médical particulièrement sombre. “C’était compliqué. Ma maman, on lui disait que je dépasserai pas les 18 ans, les médecins lui disaient que je ne connaitrai pas la vie adulte, c’est horrible…”, expliquait-elle dans son portrait. Pourtant, grâce aux progrès thérapeutiques et à un traitement réduit à deux comprimés par jour, l’agricultrice mène désormais une vie presque normale face à une pathologie qui “se soigne super bien”.
Ce combat contre la maladie a tissé un lien indéfectible entre la candidate et sa mère, qui l’a épaulée sans jamais faiblir depuis le divorce de ses parents. “C’est vraiment ma force, c’est une maman courage”, confiait Manon avec émotion, admirative de cette présence constante. “Si elle n’avait pas été là, […] elle a toujours gardé le sourire même quand ça n’allait pas. Je ne l’ai jamais vue pleurer”, ajoutait-elle face caméra. Une admiration partagée par sa mère, qui puise en retour son énergie dans la détermination sans faille de sa fille face à l’adversité.
L’amour est dans le pré : quel est ce lien qui unit Manon à Laurence Lemarchal ?
Au-delà du soutien familial, une rencontre déterminante est venue transformer le destin de la jeune femme : celle de Laurence Lemarchal, lors de l’événement caritatif Glisse en cœur au Grand-Bornand. Alors que Manon lui confie ses difficultés financières et son amour inconditionnel pour les chevaux, la mère du chanteur disparu est bouleversée par l’ardeur de l’agricultrice. “Elle m’a dit qu’elle avait l’impression de voir Grégory lorsqu’il lui parlait de sa passion pour la danse”, a-t-elle confié à Gala. Touchée en plein cœur par cette similitude familière, Laurence Lemarchal décide sur-le-champ de lui tendre la main. “Elle m’a proposé de m’aider, et elle ne m’a jamais lâchée”, a-t-elle ajouté à nos confrères.
Depuis ce jour décisif, une relation unique et pérenne s’est nouée entre la candidate de M6 et la mère du défunt chanteur. Toujours présente à ses côtés pour l’épauler dans la concrétisation de ses projets, Laurence Lemarchal continue d’accompagner Manon au quotidien. “Elle a été très importante et elle l’est toujours”, a-t-elle ajouté.
Comment se sont déroulés les tournages de L’amour est dans le pré pour Manon, atteinte de la mucoviscidose ?
Le rythme des tournages de L’amour est dans le pré, particulièrement exigeant lors de la semaine à la ferme, a nécessité quelques ajustements légers pour préserver la santé de la benjamine du programme. Si les équipes ont parfois décalé les horaires du matin pour lui permettre de récupérer, la candidate a vécu l’aventure avec une énergie débordante. “C’était fatigant. On a adapté, mais sans trop s’adapter, parce que j’allais bien. J’étais tellement contente d’être là, de vivre ces instants magnifiques. Du coup, j’ai enchaîné”, a-t-elle fait savoir à Télé-Loisirs, précisant au passage qu’elle dormait “bien la nuit” pour compenser ces intenses journées.
Mais au-delà du défi physique, la jeune éleveuse redoutait surtout le regard du public et craignait d’être réduite à sa pathologie dès la diffusion de son portrait. Si aborder le sujet était indispensable pour ses prétendants, Manon a tenu à recadrer les choses. “Il fallait prévenir, mais j’avais peur qu’on me catégorise en disant ‘c’est la fille malade’. Oui, mais il n’y a pas que ça. Je n’ai pas une étiquette mucoviscidose sur la tête“. Fort heureusement, ses prétendants ont réussi à la mettre en confiance. “Ils étaient plutôt investis sur le sujet. Dès que je ne me sentais pas bien, un peu fatiguée, ils me demandaient si ça allait, s’ils devaient m’apporter de l’eau… Je n’ai rien à dire là-dessus !”, a-t-elle conclu. De quoi la soulager.