Lana Cotta et La Harpie sont toujours en compétition dans la saison 4 de Drag Race France. Au micro de Voici, les deux queens se sont confiées à coeur ouvert sur la violence rencontrée au quotidien par les drag queens et les queers et l’importance de l’émission de France 2.
La 4ème saison de Drag Race France se poursuit sur France 2. Ce jeudi 6 août, les reines toujours en lice vont encore et toujours s’affronter dans l’espoir d’aller le plus loin possible dans la compétition et atteindre peut-être la grande finale pour décrocher la couronne de gagnante. En attendant, elles vont tout faire pour briller devant le jury composé d’Anggun, Nicky Doll, Daphné Bürki et Loïc Prigent.
Et pour ce nouveau numéro, les queens auront l’honneur de se produire devant deux chanteuses venues rejoindre le jury le temps d’un soir : les deux ex-candidates de la Star Academy, Marguerite et Ebony. Deux jeunes femmes très engagées notamment pour la cause queer et contre l’homophobie. Des sujets très importants pour les concurrentes de cette nouvelle édition du programme de la deuxième chaîne.
Drag Race France : Lana Cotta se confie sur les ravages de l’homophobie
Au micro de Voici, Lana Cotta et La Harpie ont ainsi expliqué la raison pour laquelle Drag Race France était une émission très importante à une époque où les attaques homophobes sont malheureusement toujours d’actualité. “Être une personnalité queer en France, c’est dangereux. Être drag queen, ça l’est encore plus. Les gens ont un peu plus l’habitude de voir des drag queens dans la rue maintenant mais ça reste dangereux. Il y a encore des agressions, des menaces. Il y a un jeune qui s’appelle Noahm qui a été tué sous le coup de l’homophobie. Donc on meurt encore d’être queer en France et dans le monde entier. Drag ou queer, ou tout ce qu’on veut, nos identités sont en danger, c’est pour ça que Drag Race est une belle scène pour exister“, a déclaré Lana Cotta, âgée de 22 ans. “On aurait rêvé d’avoir eu ça à la télé, ça aurait guéri tellement de choses beaucoup plus rapidement. Dans chaque drag queen se cache un enfant triste“, a-t-elle déploré.
Cette anecdote poignante de La Harpie sur la façon dont elle est traitée dans la rue
De son côté, La Harpie considère le drag comme un sujet politique. Et pour cause, elle est la témoin direct de la violence quotidienne que rencontrent les drag queens. “Avant d’être cette belle drag queen, enfin même pendant, je travaillais au zoo. Une fois, je pense que j’avais travaillé la journée et le soir même j’avais un show. En allant au show, j’y vais à pied. Je suis toujours bien entourée, je fais très attention bien sûr, mais je me fais klaxonner par plein de gens. Je me suit dit : c’est fou, parce que la même personne qui est là en train de me klaxonner dans sa voiture et qui ne me considère même plus comme un être humain, était ça se trouve le matin même en train de me prendre un ticket au zoo, en me respectant totalement. Etre drag queen aujourd’hui, c’est aussi ne pas être considérée comme un être humain pour encore beaucoup de gens“, a-t-elle dénoncé. Pour la lilloise de 27 ans, il est donc important pour les jeunes d”‘exister, de briller et de se montrer” notamment dans Drag Race France qui met en lumière l’art du drag mais permet également d’éduquer les téléspectateurs sur le sujet.
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