
Samedi 30 mai, sur le plateau de Quelle Époque sur France 2, Mélanie Page a choisi de parler avec sincérité d’un sujet encore tabou pour certaines. L’actrice de 50 ans était l’invitée de Léa Salamé pour la sortie de son premier roman, Peaux à peaux, paru chez Albin Michel. “Vous avez eu trois enfants et à un moment donné vous vous êtes arrêtée de travailler pour vous occuper d’eux pendant sept ou huit ans. Et vous dites que vous avez vu le regard des gens, comme si vous ne valiez rien”, a lancé Léa Salamé.
Mélanie Page n’a pas esquivé. Pour rappel, avec Nagui, qu’elle a rencontré en 2000 et épousé en juin 2010, celle qui s’est fait connaître dans Sous le soleil, a eu trois enfants : Roxane, née en 2004, Annabel en 2008, et Adrien en 2012. Nagui a, lui, une fille Nina, née en 1997 issue d’une précédente union. Ce sont eux qui l’ont poussée à faire une pause : “À la fois on dit aux femmes : ‘il faut continuer de travailler. Mais il faut s’occuper des enfants et en même temps, il faut être encore hyper désirable’. Les femmes qui décident — parce qu’elles en ont le luxe, et j’avais ce luxe, et je me rends compte que toutes ces femmes n’ont pas ce choix — d’arrêter de travailler pendant un certain nombre d’années pour s’occuper de leurs enfants à fond, celles-là, on les regarde comme si elles n’étaient plus actrices de la société, comme si elles étaient mises sur un banc.”

L’autre sujet abordé, c’est celui de son identité propre, souvent réduite à celle de son mari. Léa Salamé a demandé : “Le regard des autres, vous l’avez souvent senti aussi en étant la femme de Nagui ?”Mélanie Page, a répondu sans détour : “Je n’ai pas de problème à être la femme de Nagui. C’est le fait de me mettre dans une case. ‘Si elle est là, c’est grâce à lui, si elle a écrit un livre, c’est parce qu’il a passé un coup de fil…'”
Dans Peaux à peaux,Mélanie Page explore la maternité sous toutes ses formes, de l’accouchement, au deuil, en passant par la différence, les beaux-parents… “Je n’ai pas recueilli de témoignages d’amis ou sur Internet, je n’ai pas non plus vécu ces histoires, en revanche, je pense que j’y ai mis mon ressenti de mère dans chaque mot”, a-t-elle partagé sur Radio France. Un premier roman, mais une voix déjà bien affirmée.